samedi 30 avril 2016

Un écho de la halte spirituelle à Chambarand le 2 avril 201

Nous étions dix de Lyon, après avoir bravé le brouillard, à nous retrouver à Chambarand pour une halte spirituelle initiée par l'ACI de Valence / Viviers.

Une cinquantaine de personnes de la Drôme, de l'Ardèche, de l'Isère et du Rhône avaient répondu à l'invitation.

Après un accueil autour d'un café et de la pogne de Romans nous sommes entrés dans la réflexion.

 « Prenons un temps de respiration pour nous dire à quoi nous appelle la Sagesse dans nos vies »

Le matin

  1.  A partir du texte de la Sagesse 9, 17 à 11, 1  qui nous a accompagné toute la journée , nous étions invités à regarder l'action de la Sagesse dans l'histoire du peuple de Dieu à travers 7 figures marquantes de la Genèse et de l'Exode ( individuellement, puis en petits groupes ).
Nous avons essayé de découvrir quels visages de Dieu apparaissent dans toute cette activité de la sagesse, puis quels chemins de conversion se dévoilent et quels échos avec la mission de Jésus . 

  2 . A midi nous avons participé à l'office de sexte avec les religieuses, unies à nous dans la  prière.

Le repas et la pause nous ont tous réunis, temps de partage et de découverte des autres réalités du mouvement tout près de chez nous. Temps convivial, avec la joie de découvrir des équipes plus jeunes (14 enfants étaient présents).

L'après-midi

   1 . Nous sommes repartis avec le même texte pour un temps de méditation personnelle (au soleil!) et prendre conscience comment Dieu est proche de moi, à quelle conversion suis-je appelé(e) ?
Puis en petits groupes : quels appels, quelles ouvertures s'offrent à nous, quelle Bonne Nouvelle vivre ?
Nous avons pris un temps pour préparer une intention à lire pendant la célébration.

    2 . Célébration eucharistique, vivante de tout ce que nous avons partagé, priante et chantante, les enfants nous ayant rejoint vers la fin.

    Ce qui m'a marquée


La richesse des échanges, une journée comme celle-ci nous permet de sortir de notre routine, nous permet de nous ouvrir à d'autres points de vue. Appel au discernement, quand on est attentif on se rend compte que Dieu est là dans nos vies. Appel à se laisser conduire par la Parole de Dieu.
Michelle Colomb

vendredi 22 avril 2016

Relecture des CR du Territoire LYON, de Septembre à Décembre 20

Les CR portent sur :
* l’enquête « ce qui me fait vivre », (m’entrave, me transforme)
* la lecture de la « Sagesse »
* les réactions et réflexions-échanges après les attentats du 13/11 à Paris (et les attentats, en général)
* les migrants.
Cette relecture, par souci de clarté, est résumée en mentions brèves, de style télégraphique. Elle veut donner les lignes importantes des échanges souvent très riches. Les équipes apparaissent comme des lieux de dialogues profonds et confiants : richesse de l’ACI ! La foi en Jésus-Christ s’y exprime, avec des questionnements et aussi le désir réel d’en vivre et de la rayonner.

LA «  SAGESSE 

Ce texte, poétique et prophétique, est perçu comme un pont entre Ancien et Nouveau Testament.
Il souligne l’importance de la Justice et semble s’adresser à des responsables.
Il évoque un Esprit « ami des hommes », qui touche « les reins, le coeur, la bouche, l’oreille » de façon très incarnée.
Il met en garde contre les méfaits de l’injustice et d’un comportement « in-intelligent » parce que dévoyé, résultat d’une vue à court terme.
Ce texte est d’une « brûlante actualité » : l’injustice suscite des révoltes ; médisance et calomnie détruisent l’âme, provoquent des conflits.
Ce texte ouvre nos yeux sur les excès et les abus de notre société, la part que nous y prenons : matérialisme, consumérisme outrancier, course à l’argent, ignorance des pauvres, de leur exploitation, lâcheté, égoïsme. C’est un appel à la conversion… Conversion possible parce que Dieu est pour la vie ; il nous parle, nous invite à l’écoute et au silence ; au dépouillement qui apaise l’esprit et permet d’accueillir la Sagesse.
Etre attentif aux petits signes, rencontres inattendues, chaque jour, révélant la présence de Dieu.
« Ce qui naît dans le monde est porteur de vie ». Hymne à l’Espérance.

CE QUI NOUS FAIT VIVRE

A l’unanimité des CR, ce qui nous fait vivre ce sont « Les Autres » = entourage immédiat = famille (le couple, les enfants, les parents ), les amis ; ainsi que les voisins, les personnes rencontrées à la paroisse, en ACI.
Quelqu’un note la mention d’une « vie bonne » avec les autres, par Paul Ricoeur évoquant 3 pôles : JE, TU, IL.
Ce qui fait vivre aussi, voire d’abord, c’est d’être en vie, le bonheur de vivre, la joie de vivre.
On vit de la beauté contemplée, offerte : celle de la nature, celle des arts : peinture, musique.
On vit avec son corps : santé, sport (la randonnée, citée plusieurs fois)
On vit de ses engagements, importants. Volonté d’être présent au monde dans lequel nous sommes. « Si je dois interrompre un engagement j’en trouverai un autre ».
On est heureux de réussir ce que l’on fait, d’être ce que l’on est.
Plus rarement est évoquée la Foi qui fait vivre ! sauf que « Dieu est là dans les moments difficiles, quand je l’appelle ». Sentiment qui n’est pas partagé par tous.
« Sans relation, comment témoigner de Jésus-Christ ? » souligne quelqu’un : la relation peut faire avancer la société.
On donne l’exemple d’un bref dialogue au guichet d’une administration. Il y a la queue, les gens s’énervent… « je m’adresse à la fonctionnaire : la journée a été longue, vous devez être fatiguée ». Sourire et acquiescement de cette femme, touchée d’avoir été regardée, comprise.
Vivre avec l’autre peut être difficile, quand il vient d’un autre horizon, a d’autres repères, m’obligeant à me déraciner, à élargir ma vision en remettant en cause, peut-être, ce que je vis et ce à quoi je crois.
Un voeu unanime : vivre en paix,  transmettre les valeurs (chrétiennes), prendre ma part de la vie du monde.
Une équipe synthétise ainsi tout ce qui a été échangé, ce qui fait vivre c’est :
la rencontre du monde, l’attention à l’autre, la bienveillance, le respect, l’échange, le partage, la réciprocité, la relation, tout le contraire de l’égoïsme, dans toutes les couches de la société ; la confiance, l’affection.                    
Ce qui est question, souffrance « on fait peu de place (dans les CR de l’année dernière) aux personnes âgées, ».                                                                                                        
- La vieillesse entraîne tant de limitations : « quand j’organise une réunion de famille (22 personnes) en camping, tout se passe bien, mais j’ai senti qu’on prenait le relais, compte tenu de mon âge. « Sympathique, mais éprouvant, « j’ai pris un coup de vieux ! »                    
-  On perçoit un manque de considération, voire un rejet « on est les vieux ».
-    L’ordinateur: un outil merveilleux, pas accessible à tous, (coût, difficulté d’apprentissage) peut être un lien mais aussi une cassure.
-    La solitude : souvent évoquée, le mal absolu. Quelle que soit la cause : maladie, deuil, ruptures familiales ou amicales. On n’est plus invité, on ne sort plus, on ne reçoit plus.
ATTENTATS DE NOVEMBRE - et autres -

Ce qui est atteint en nous :
-    la dignité, la tolérance, la solidarité, l’Etat. Le « vivre ensemble » n’en est pas facilité.
-    la vie est méprisée. On tue à l’aveugle des innocents, on embrigade des enfants, des jeunes.
-    la religion, les religions sont méprisées, bafouées, utilisées pour le mal. Tels sont nos critères de jugements
Qu’est-ce qui guide nos réactions, nos jugements ?                                               
-  Notre affectif, un sentiment de révolte, de crainte : et si nos enfants, notre famille étaient là ?
-    Nous sommes dépendants des infos diffusées par les média, pour le meilleur et le pire.
-    Le problème de la sécurité devient premier: « si on n’intervient pas, ça va recommencer, on a peut-être été trop laxistes ».
-    L’information (TV, radios) tourne en boucle, « faisant plus appel à l’émotion qu’à l’analyse »
-    Ce sont des compatriotes, élevés en France, qui ont agi sur place : « des français ont tiré sur des français ».
-    On se pose à nouveau la question de l’éducation de l’instruction, de l’école.
-    La presse, les média se sont aussi fait l’écho des multiples et admirables témoignages de fraternité, d’accueil, d’entr’aide, de générosité, dans l’immédiat : les voisins, les témoins, la police, les pompiers, l’ensemble du corps médical, les taxis, tout cet élan spontané qui raye d’un coup les réflexes de repli, de peur, d’indifférence.
-    Tout ceci se passait chez nous, on parlait du Bataclan, des terrasses, le Président de la République déclarait « nous sommes en guerre »
Quels sont nos critères de jugement ?
-     Il est important de se rassembler, pour témoigner, célébrer, rendre hommage, et aussi pour se rencontrer, se parler, rchercher à comprendre.
-    Chercher dans l’histoire des deux derniers siècles ce qui a pu et peut encore engendrer haine et volonté de destruction, s’intéresser à l’économie, à la géopolitique.
-    Souffrir chez soi ouvre à l’accueil de la souffrance ailleurs : de plus en plus de pays et de peuples subissent ce type d’attaques, cela nous touche moins, c’est loin…
-    « L’Islam » qui persécute et tue : que connaissons-nous de l’Islam, de ses vérités, de ses fidèles ?
-    Compassion et solidarité avec les chrétiens persécutés dans le Moyen-Orient, l’Orient extrême, l’Afrique.

MIGRANTS

Quelques équipes évoquent le sujet :
-    Une paroisse a organisé l’accueil d’une famille de migrants,
-    Quelqu’un a découvert une trentaine de migrants albanais, kosovars, logés à l’étroit mais au chaud dans un ancien presbytère, à Craponne. « Difficile d’oublier leurs visages, leurs conditions de vie actuelles et leur accueil souriant, offrant un café, disant deux mots en français. »
-    La société française se coupe en deux : les plus pauvres, en déshérence de tout, se méfient des politiques qui ne guérissent pas les maux du pays ; par là ils peuvent se montrer craintifs de ces plus pauvres encore, venus d’ailleurs, ressentis comme une gêne, une concurrence, et par ailleurs la prise de conscience et l’action qui doit suivre vite est davantage le fait de petites entités : communes, associations, églises.
-    L’accueil de la nouvelle vague migratrice : comment y répondre ?























Rencontre de délégués d'équipes

Le 29 mars 2016, à l'appel de l'équipe territoriale, 11 délégués d'équipe se sont retrouvés.

Nous avons débuté par un temps de prière puis nous avons évoqué :

La réalité de nos équipes
- Le nombre de membres est très variable : de 4 à 12 personnes, la majorité étant à la retraite mais il reste encore un certain nombre de membres des équipes ayant une activité professionnelle.
- Plusieurs équipes ont encore un accompagnateur (prêtre ou laïc) .
- Difficulté d'expression de tous dans une grosse équipe.
- L'équipe est, pour certains, la  seule référence à l'Eglise.

L'enquête et la méditation

-       Beaucoup d’équipes sont fidèles à l'enquête proposée par le mouvement, d'autres préfèrent partager et réfléchir à partir de réalités de leur vie pas forcément en lien avec l’enquête.
-       La méditation est difficile avec le texte du livre de la Sagesse (mais on note aussi que le partage en équipe est éclairant et nous aide). Et heureusement il y a les commentaires  et les questions proposées dans « Le Courrier de l’ACI ». Quelqu'un soulignait que, sans accompagnateur, on ne devrait pas nous proposer des textes aussi complexes !

- Remarque sur la richesse des courriers : ouverture sur le monde, sur les autres mouvements...

Ce qui nous fait vivre

On redit ce qui se trouve dans les compte rendus : la famille, les engagements, les autres, le lien avec les autres, la relation spirituelle.
Ce n'est pas facile de faire dire aux autres ce qui les fait vivre.

Projets

- Forum de la miséricorde qui aura lieu à l'automne 2017 dans le diocèse de Lyon : rencontre de l’ensemble des membres des mouvements caritatifs, spirituels, action catholique, etc.
- Rencontre du 5 juin aux Cartières à Chaponost : souhait de rencontrer des personnes d’autres équipes, de témoigner de ce qui nous fait vivre, donner des pistes sur la miséricorde, sur l'accueil des migrants avec un intervenant : plusieurs noms sont proposés : C. Delorme, le Père Chochauski, B-M Duffé.
Finalement nous avons eu l’accord du Père Bruno Marie Duffé qui sera présent le 5 juin

ACI /CCFD

Yolande Baronne nous parle de la soirée du 18 mars avec la partenaire nicaraguayenne du CCFD : 10 personnes de l'ACI y ont participé.

NOTE : tout le monde avait l'air heureux de se retrouver !

Michelle Colomb  (pour l'équipe territoriale)