mercredi 27 juillet 2016

Comme vous, sans doute, je viens de recevoir cela du National ACI


 Chers amis de l'ACI

Face aux horreurs des crimes qui font couler le sang de trop d'innocents cet été, et en particulier au sein de l'Eglise, nous sommes en communion avec les familles qui ont perdu des êtres chers, et nous invitons tous les membres de l'ACI à suivre l'appel des Evêques à prier encore et encore et à toujours plus de fraternité, résistant aux réactions de haine.
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille,  Président de la Conférence des Evêques de France et celui de Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.

En souhaitant à chacune et chacun, malgré ces évènements douloureux, de vivre un bon temps de repos, de rencontres familiales et fraternelles, nous vous redisons notre fidèle amitié.

Hélène MERCIER,
Présidente de l'ACI
______________________________________

Action Catholique des Milieux Indépendants - ACI
3bis rue François Ponsard
75116 Paris

Cracovie, le 26 juillet 2016
COMMUNIQUE DE PRESSE DE MGR GEORGES PONTIER
ARCHEVEQUE DE MARSEILLE ET PRESIDENT DE LA CONFERENCE DES EVEQUES DE FRANCE

De Cracovie, où j'ai appris le drame impensable et horrible de Seine Maritime, je veux transmettre à la famille du Père Hamel, à la paroisse de Saint Etienne du Rouvray et à l'Archevêque de Rouen, l'assurance de ma grande proximité ainsi que ma prière et ma solidarité.

Ce drame, survenu dans une église, bouscule et trouble l'ensemble des français.

Je remercie tous ceux qui, dans leur diversité, ont exprimé leur amitié à la famille catholique.

Des sentiments divers nous habitent en ces instants. Nous savons bien pourtant que seule, la fraternité, chère à notre pays, est la voie qui conduit à une paix durable. Bâtissons-la ensemble.

J'invite tous les Catholiques de France à une journée de jeûne et de prière pour notre pays et pour la paix dans le monde ce vendredi 29 Juillet.

Ici, à Cracovie, avec tous les évêques français présents, j'invite les jeunes de nos diocèses et de nos mouvements, à vivre le Chemin de Croix avec le Pape François à cette intention. Nous suivrons le Christ dans sa victoire sur la haine, la vengeance et la mort.

Il est notre lumière et notre espérance.


+ Georges PONTIER
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France


Cracovie, le 26 juillet 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ARCHEVEQUE DE ROUEN
SUITE A LA PRISE D'OTAGE DE SAINT-ETIENNE DU ROUVRAY
             

De Cracovie, j'apprends la tuerie advenue ce matin à l'église de Saint-Etienne du Rouvray. Elle fait trois victimes : le prêtre, le Père Jacques Hamel, 84 ans, et les auteurs de l'assassinat. Trois autres personnes sont blessées dont une très grièvement. Je crie vers Dieu, avec tous les hommes de bonne volonté. J'ose inviter les non-croyants à s'unir à ce cri ! Avec les jeunes des JMJ, nous prions comme nous avons prié autour de la tombe du Père Popiulusko à Varsovie, assassiné sous le régime communiste.

Le vicaire général, le Père Philippe Maheut, est sur place depuis les premiers moments. Je serai dès ce soir dans mon diocèse auprès des familles et de la communauté paroissiale très choquée. L'Eglise catholique ne peut prendre d'autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes. Je laisse ici des centaines de jeunes qui sont l'avenir de l'humanité, la vraie. Je leur demande de ne pas baisser les bras devant les violences et de devenir des apôtres de la civilisation de l'amour.

+ Dominique Lebrun
Archevêque de Rouen
26 juillet 2016

 Veuillez me retirer de votre liste de diffusion

mercredi 6 juillet 2016

Méditations, en équipe, du livre de la Sagesse

Méditation: La Sagesse

1 Sagesse, Esprit de Vie (Sg 1, 1-15)

Ce texte est perçu comme très binaire, le Bien et le Mal sont un combat permanent, c’est inhérent à l’être humain.
Néanmoins, nous avons soif de justice, la Justice est donc proposée par Dieu, pour toujours (v.15).

2 Sagesse, quelle vie ? (Sg 1, 16. 2, 1-20)

La vie selon les impies et les justes mise en opposition.
Pour les impies, aucune perspective pour l’ « après » : autant vivre sa vie à fond. Reflet de ce qu’est en partie notre société : profiter, consommer, réussir, dominer. Par ailleurs la question des migrants nous provoque, nous ouvre les yeux sur les excès et les aléas de notre monde.
En face il y a le Juste: le dépouillement est un chemin pour retrouver le sens de la vie. Témoignage de ceux qui, comme Soeur Emmanuelle, donnent leur vie pour les plus faibles.
Que reste-t-il après nous ? On aimerait tous laisser quelque chose après nous.

3. Sagesse: quel « A venir? » (Sg 2, 1-24 ; 3, 1-10)

Nous avons beaucoup de chance de croire en Dieu : la vie n’est qu’un passage sur terre. Dieu nous promet l’Eternité, nous sommes tous appelés à l’Eternité, les impies aussi.

4. Sagesse : qui cherche qui ? (Sg 6, 12-21)

Ce magnifique texte est un texte d’initiation à la perfection de Dieu. La Sagesse devance tous nos désirs (v.13).
La Sagesse est personnifiée, en quête de l’humain, dictée par l’Esprit Saint (v.13).
Nous y voyons l’importance du discernement.
C’est bien le désir de l’ACI de s’instruire de la Parole de Dieu et de faire « un pas vers »
pour comprendre notre monde et ses enjeux.
La Sagesse est un chemin de vie.
La corruption, c’est le péché, domaine du démon (Satan), le diviseur, qui me sépare de Dieu, de sa volonté.

5. Sagesse, respiration de Dieu (Sg 7, 22 - 8, 1)

La Sagesse se transmet d’âge en âge. Elle est l’image et la respiration de Dieu. La Sagesse, c’est la relation entre Dieu et les hommes. Elle ouvre l’intelligence de l’Homme, à quelque niveau que ce soit. Il faut la vivre dans la VERITE. Beaucoup de personnes sensées la vivent dans la droiture. Elle ouvre les coeurs. La Sagesse reçoit 21 qualifications, dont la Bonté. Elle vaincra le Mal.

6. Sagesse déroutante, Sagesse renversante (Sg 4, 7-19)

Ce texte, difficile à comprendre, nous a troublés, déconcertés, voire, choqués. L’homme serait une marionnette entre les mains de Dieu, qui tirerait les ficelles ? Le langage est direct, les mots, crus, rudes. Ce sont nos actes qui nous jugent.
Pourtant on y voit un appel à la conversion, plutôt qu’une condamnation.
Ce ne sont pas les années qui donnent valeur et sens à notre vie, mais la façon dont nous la vivons.
La conversion du coeur, c’est l’Espérance. Il faut toujours garder la confiance, l’Espérance en une vie de « Ressuscité » avec Dieu.
On a relevé, en lisant ces textes qu’actuellement l’Eglise met davantage l’accent sur la Joie dans la Foi que sur les châtiments que Dieu pourrait infliger.

7. Quelle prière ? (Sg 9, 1-18)

Ce texte est appelé cantique de Salomon. On y trouve de nombreux verbes très actifs, il s’y produit un mouvement.
Sans la Sagesse, nous ne sommes rien. Progressant dans la Sagesse, nous reconnaissons nos limites, grâce à la Sagesse elles ne nous empêcheront pas d’avancer.
                          


                                        

samedi 2 juillet 2016

Qu'est-ce qui nous fait vivre ? Relecture des compte-rendus

La relecture des méditations
avec le livre de la Sagesse suivra

Ce qui nous fait vivre : la famille, les amis, le couple, les rencontres, la vie sociale : voilà ce qui apparaît en premier.
Les mots « aimer », « amour » reviennent très souvent.
Avoir des objectifs fait vivre : l’angoisse, la peur de l’avenir, empêchent de vivre: difficulté de nombreux jeunes qui ne savent pas encore bien où aller, comment y aller : perte de sens.

La vie est puissante, elle résiste aux épreuves, aux difficultés, la vie a du goût : on vibre avec la beauté, qu’elle soit celle de la nature ou de nature artistique (la musique, source de joie intense), le plaisir de vivre est une force, un bien. Le goût du bien-être est naturel et positif.
 Une équipe note deux aspects forts : le pouvoir de pardonner, le pouvoir de promettre.
Pardonner « défatalise » le passé, la promesse revitalise le présent en donnant l’espérance.

L’Espérance, note une autre équipe, on en a bien besoin en vieillissant, en prenant chaque jour davantage conscience du « manque à vivre ». Quelle vie à vivre sur cette terre ? Quand on vieillit on peut de moins en moins « faire » quelque chose. « La vie s’intériorise, je prends conscience de ma petitesse et néanmoins de la richesse qui est en moi ». Les enfants adultes, très occupés, parfois surbookés , sont peu disponibles. Ils ont moins besoin de nous. Quand nous mourrons, la vie continuera pour eux, ils auront pris l’habitude de vivre sans nous.

Les responsabilités, les engagements, nous font vivre. Nous semons selon ce que nous croyons et c’est important.
La relecture de notre vie est essentielle: d’’où l’importance de notre vie en équipe, en paroisse, où nous sommes soutenus, les uns par les autres. Nous notons la nécessité du soutien à apporter aux prêtres en portant attention à leur ministère, en les renvoyant toujours à leur mission. Un aumônier de l’ACI disait: « vos rencontres m’ont fait vivre ».

Dans une équipe quelqu’un raconte: « Une voisine est décédée. Ses enfants habitaient très loin. C’est avec des voisins que les funérailles ont pu être préparées et célébrées. Les enfants, qu’on sentait un peu « perdus », les ont remerciés. Il y a eu échanges et partages avec la famille ».

Constat: les personnes ouvrent au dialogue quand elles voient qu’on s’intéresse à elles. Il y a toujours des occasions (attendre longuement son tour dans la queue à la Poste…), il suffit d’être attentif, ne serait-ce que pour un bonjour, un sourire, sinon comment témoigner de l’Amour de Dieu ?

Nous avons tous besoin de reconnaissance retraités, célibataires, un peu plus disponibles (?), nous pouvons développer une plus grande ouverture aux autres. Prendre conscience que nous exerçons parfois un pouvoir sur notre famille, nos proches, notre équipe, et comprendre que l’important est de faire un pas vers l’autre, pour le comprendre, comprendre le monde et ses enjeux.

Tel est le désir de l’ACI et sa vocation


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samedi 30 avril 2016

Un écho de la halte spirituelle à Chambarand le 2 avril 201

Nous étions dix de Lyon, après avoir bravé le brouillard, à nous retrouver à Chambarand pour une halte spirituelle initiée par l'ACI de Valence / Viviers.

Une cinquantaine de personnes de la Drôme, de l'Ardèche, de l'Isère et du Rhône avaient répondu à l'invitation.

Après un accueil autour d'un café et de la pogne de Romans nous sommes entrés dans la réflexion.

 « Prenons un temps de respiration pour nous dire à quoi nous appelle la Sagesse dans nos vies »

Le matin

  1.  A partir du texte de la Sagesse 9, 17 à 11, 1  qui nous a accompagné toute la journée , nous étions invités à regarder l'action de la Sagesse dans l'histoire du peuple de Dieu à travers 7 figures marquantes de la Genèse et de l'Exode ( individuellement, puis en petits groupes ).
Nous avons essayé de découvrir quels visages de Dieu apparaissent dans toute cette activité de la sagesse, puis quels chemins de conversion se dévoilent et quels échos avec la mission de Jésus . 

  2 . A midi nous avons participé à l'office de sexte avec les religieuses, unies à nous dans la  prière.

Le repas et la pause nous ont tous réunis, temps de partage et de découverte des autres réalités du mouvement tout près de chez nous. Temps convivial, avec la joie de découvrir des équipes plus jeunes (14 enfants étaient présents).

L'après-midi

   1 . Nous sommes repartis avec le même texte pour un temps de méditation personnelle (au soleil!) et prendre conscience comment Dieu est proche de moi, à quelle conversion suis-je appelé(e) ?
Puis en petits groupes : quels appels, quelles ouvertures s'offrent à nous, quelle Bonne Nouvelle vivre ?
Nous avons pris un temps pour préparer une intention à lire pendant la célébration.

    2 . Célébration eucharistique, vivante de tout ce que nous avons partagé, priante et chantante, les enfants nous ayant rejoint vers la fin.

    Ce qui m'a marquée


La richesse des échanges, une journée comme celle-ci nous permet de sortir de notre routine, nous permet de nous ouvrir à d'autres points de vue. Appel au discernement, quand on est attentif on se rend compte que Dieu est là dans nos vies. Appel à se laisser conduire par la Parole de Dieu.
Michelle Colomb

vendredi 22 avril 2016

Relecture des CR du Territoire LYON, de Septembre à Décembre 20

Les CR portent sur :
* l’enquête « ce qui me fait vivre », (m’entrave, me transforme)
* la lecture de la « Sagesse »
* les réactions et réflexions-échanges après les attentats du 13/11 à Paris (et les attentats, en général)
* les migrants.
Cette relecture, par souci de clarté, est résumée en mentions brèves, de style télégraphique. Elle veut donner les lignes importantes des échanges souvent très riches. Les équipes apparaissent comme des lieux de dialogues profonds et confiants : richesse de l’ACI ! La foi en Jésus-Christ s’y exprime, avec des questionnements et aussi le désir réel d’en vivre et de la rayonner.

LA «  SAGESSE 

Ce texte, poétique et prophétique, est perçu comme un pont entre Ancien et Nouveau Testament.
Il souligne l’importance de la Justice et semble s’adresser à des responsables.
Il évoque un Esprit « ami des hommes », qui touche « les reins, le coeur, la bouche, l’oreille » de façon très incarnée.
Il met en garde contre les méfaits de l’injustice et d’un comportement « in-intelligent » parce que dévoyé, résultat d’une vue à court terme.
Ce texte est d’une « brûlante actualité » : l’injustice suscite des révoltes ; médisance et calomnie détruisent l’âme, provoquent des conflits.
Ce texte ouvre nos yeux sur les excès et les abus de notre société, la part que nous y prenons : matérialisme, consumérisme outrancier, course à l’argent, ignorance des pauvres, de leur exploitation, lâcheté, égoïsme. C’est un appel à la conversion… Conversion possible parce que Dieu est pour la vie ; il nous parle, nous invite à l’écoute et au silence ; au dépouillement qui apaise l’esprit et permet d’accueillir la Sagesse.
Etre attentif aux petits signes, rencontres inattendues, chaque jour, révélant la présence de Dieu.
« Ce qui naît dans le monde est porteur de vie ». Hymne à l’Espérance.

CE QUI NOUS FAIT VIVRE

A l’unanimité des CR, ce qui nous fait vivre ce sont « Les Autres » = entourage immédiat = famille (le couple, les enfants, les parents ), les amis ; ainsi que les voisins, les personnes rencontrées à la paroisse, en ACI.
Quelqu’un note la mention d’une « vie bonne » avec les autres, par Paul Ricoeur évoquant 3 pôles : JE, TU, IL.
Ce qui fait vivre aussi, voire d’abord, c’est d’être en vie, le bonheur de vivre, la joie de vivre.
On vit de la beauté contemplée, offerte : celle de la nature, celle des arts : peinture, musique.
On vit avec son corps : santé, sport (la randonnée, citée plusieurs fois)
On vit de ses engagements, importants. Volonté d’être présent au monde dans lequel nous sommes. « Si je dois interrompre un engagement j’en trouverai un autre ».
On est heureux de réussir ce que l’on fait, d’être ce que l’on est.
Plus rarement est évoquée la Foi qui fait vivre ! sauf que « Dieu est là dans les moments difficiles, quand je l’appelle ». Sentiment qui n’est pas partagé par tous.
« Sans relation, comment témoigner de Jésus-Christ ? » souligne quelqu’un : la relation peut faire avancer la société.
On donne l’exemple d’un bref dialogue au guichet d’une administration. Il y a la queue, les gens s’énervent… « je m’adresse à la fonctionnaire : la journée a été longue, vous devez être fatiguée ». Sourire et acquiescement de cette femme, touchée d’avoir été regardée, comprise.
Vivre avec l’autre peut être difficile, quand il vient d’un autre horizon, a d’autres repères, m’obligeant à me déraciner, à élargir ma vision en remettant en cause, peut-être, ce que je vis et ce à quoi je crois.
Un voeu unanime : vivre en paix,  transmettre les valeurs (chrétiennes), prendre ma part de la vie du monde.
Une équipe synthétise ainsi tout ce qui a été échangé, ce qui fait vivre c’est :
la rencontre du monde, l’attention à l’autre, la bienveillance, le respect, l’échange, le partage, la réciprocité, la relation, tout le contraire de l’égoïsme, dans toutes les couches de la société ; la confiance, l’affection.                    
Ce qui est question, souffrance « on fait peu de place (dans les CR de l’année dernière) aux personnes âgées, ».                                                                                                        
- La vieillesse entraîne tant de limitations : « quand j’organise une réunion de famille (22 personnes) en camping, tout se passe bien, mais j’ai senti qu’on prenait le relais, compte tenu de mon âge. « Sympathique, mais éprouvant, « j’ai pris un coup de vieux ! »                    
-  On perçoit un manque de considération, voire un rejet « on est les vieux ».
-    L’ordinateur: un outil merveilleux, pas accessible à tous, (coût, difficulté d’apprentissage) peut être un lien mais aussi une cassure.
-    La solitude : souvent évoquée, le mal absolu. Quelle que soit la cause : maladie, deuil, ruptures familiales ou amicales. On n’est plus invité, on ne sort plus, on ne reçoit plus.
ATTENTATS DE NOVEMBRE - et autres -

Ce qui est atteint en nous :
-    la dignité, la tolérance, la solidarité, l’Etat. Le « vivre ensemble » n’en est pas facilité.
-    la vie est méprisée. On tue à l’aveugle des innocents, on embrigade des enfants, des jeunes.
-    la religion, les religions sont méprisées, bafouées, utilisées pour le mal. Tels sont nos critères de jugements
Qu’est-ce qui guide nos réactions, nos jugements ?                                               
-  Notre affectif, un sentiment de révolte, de crainte : et si nos enfants, notre famille étaient là ?
-    Nous sommes dépendants des infos diffusées par les média, pour le meilleur et le pire.
-    Le problème de la sécurité devient premier: « si on n’intervient pas, ça va recommencer, on a peut-être été trop laxistes ».
-    L’information (TV, radios) tourne en boucle, « faisant plus appel à l’émotion qu’à l’analyse »
-    Ce sont des compatriotes, élevés en France, qui ont agi sur place : « des français ont tiré sur des français ».
-    On se pose à nouveau la question de l’éducation de l’instruction, de l’école.
-    La presse, les média se sont aussi fait l’écho des multiples et admirables témoignages de fraternité, d’accueil, d’entr’aide, de générosité, dans l’immédiat : les voisins, les témoins, la police, les pompiers, l’ensemble du corps médical, les taxis, tout cet élan spontané qui raye d’un coup les réflexes de repli, de peur, d’indifférence.
-    Tout ceci se passait chez nous, on parlait du Bataclan, des terrasses, le Président de la République déclarait « nous sommes en guerre »
Quels sont nos critères de jugement ?
-     Il est important de se rassembler, pour témoigner, célébrer, rendre hommage, et aussi pour se rencontrer, se parler, rchercher à comprendre.
-    Chercher dans l’histoire des deux derniers siècles ce qui a pu et peut encore engendrer haine et volonté de destruction, s’intéresser à l’économie, à la géopolitique.
-    Souffrir chez soi ouvre à l’accueil de la souffrance ailleurs : de plus en plus de pays et de peuples subissent ce type d’attaques, cela nous touche moins, c’est loin…
-    « L’Islam » qui persécute et tue : que connaissons-nous de l’Islam, de ses vérités, de ses fidèles ?
-    Compassion et solidarité avec les chrétiens persécutés dans le Moyen-Orient, l’Orient extrême, l’Afrique.

MIGRANTS

Quelques équipes évoquent le sujet :
-    Une paroisse a organisé l’accueil d’une famille de migrants,
-    Quelqu’un a découvert une trentaine de migrants albanais, kosovars, logés à l’étroit mais au chaud dans un ancien presbytère, à Craponne. « Difficile d’oublier leurs visages, leurs conditions de vie actuelles et leur accueil souriant, offrant un café, disant deux mots en français. »
-    La société française se coupe en deux : les plus pauvres, en déshérence de tout, se méfient des politiques qui ne guérissent pas les maux du pays ; par là ils peuvent se montrer craintifs de ces plus pauvres encore, venus d’ailleurs, ressentis comme une gêne, une concurrence, et par ailleurs la prise de conscience et l’action qui doit suivre vite est davantage le fait de petites entités : communes, associations, églises.
-    L’accueil de la nouvelle vague migratrice : comment y répondre ?