samedi 2 juillet 2016

Qu'est-ce qui nous fait vivre ? Relecture des compte-rendus

La relecture des méditations
avec le livre de la Sagesse suivra

Ce qui nous fait vivre : la famille, les amis, le couple, les rencontres, la vie sociale : voilà ce qui apparaît en premier.
Les mots « aimer », « amour » reviennent très souvent.
Avoir des objectifs fait vivre : l’angoisse, la peur de l’avenir, empêchent de vivre: difficulté de nombreux jeunes qui ne savent pas encore bien où aller, comment y aller : perte de sens.

La vie est puissante, elle résiste aux épreuves, aux difficultés, la vie a du goût : on vibre avec la beauté, qu’elle soit celle de la nature ou de nature artistique (la musique, source de joie intense), le plaisir de vivre est une force, un bien. Le goût du bien-être est naturel et positif.
 Une équipe note deux aspects forts : le pouvoir de pardonner, le pouvoir de promettre.
Pardonner « défatalise » le passé, la promesse revitalise le présent en donnant l’espérance.

L’Espérance, note une autre équipe, on en a bien besoin en vieillissant, en prenant chaque jour davantage conscience du « manque à vivre ». Quelle vie à vivre sur cette terre ? Quand on vieillit on peut de moins en moins « faire » quelque chose. « La vie s’intériorise, je prends conscience de ma petitesse et néanmoins de la richesse qui est en moi ». Les enfants adultes, très occupés, parfois surbookés , sont peu disponibles. Ils ont moins besoin de nous. Quand nous mourrons, la vie continuera pour eux, ils auront pris l’habitude de vivre sans nous.

Les responsabilités, les engagements, nous font vivre. Nous semons selon ce que nous croyons et c’est important.
La relecture de notre vie est essentielle: d’’où l’importance de notre vie en équipe, en paroisse, où nous sommes soutenus, les uns par les autres. Nous notons la nécessité du soutien à apporter aux prêtres en portant attention à leur ministère, en les renvoyant toujours à leur mission. Un aumônier de l’ACI disait: « vos rencontres m’ont fait vivre ».

Dans une équipe quelqu’un raconte: « Une voisine est décédée. Ses enfants habitaient très loin. C’est avec des voisins que les funérailles ont pu être préparées et célébrées. Les enfants, qu’on sentait un peu « perdus », les ont remerciés. Il y a eu échanges et partages avec la famille ».

Constat: les personnes ouvrent au dialogue quand elles voient qu’on s’intéresse à elles. Il y a toujours des occasions (attendre longuement son tour dans la queue à la Poste…), il suffit d’être attentif, ne serait-ce que pour un bonjour, un sourire, sinon comment témoigner de l’Amour de Dieu ?

Nous avons tous besoin de reconnaissance retraités, célibataires, un peu plus disponibles (?), nous pouvons développer une plus grande ouverture aux autres. Prendre conscience que nous exerçons parfois un pouvoir sur notre famille, nos proches, notre équipe, et comprendre que l’important est de faire un pas vers l’autre, pour le comprendre, comprendre le monde et ses enjeux.

Tel est le désir de l’ACI et sa vocation


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